Téléphone

18h35. Enfin la fin d’une longue journée de bureau. Le bonheur de déboutonner le haut de sa chemise, et de retirer ses chaussures. De l’eau fraîche pour le chat, quelques grattements derrière l’oreille. Le ronronnement brise doucement le calme de l’appartement plongé dans la pénombre. Bref, une routine bien huilée.

Fatigué, il s’allonge dans le canapé, avant de regarder ses notifications. Parmi le fouillis habituel des réseaux sociaux, un petit rectangle se démarque : un sms reçu il y a 10 minutes. Elle est en avance, aujourd’hui !

              – Hey, tu fais des heures sup’ ?

Un sourire étire ses lèvres, tandis qu’il compose la réponse.

              – Presque pas, je viens de rentrer chez moi. Ta journée s’est bien déroulée ?

              – Tranquillement. Mes parents viennent de repartir, ils sont restés après le repas cet après-midi. David les a raccompagnés, il devait passer la soirée chez un ami.

              – Je devrais peut-être faire pareil, pour oublier cette journée.

              – Ça ne s’est pas bien passé ?

              – Ça ne s’est pas mal passé. Mais le stress reste présent, comme très souvent.

Quelques minutes s’écoulent, silencieuses. Puis la vibration familière brise à nouveau le calme de la pièce.

              – J’ai une petite idée, pour te faire changer d’air 😉

Subtilement, son ton a changé. Il n’est pas sûr de comprendre ce clin d’œil… mais bizarrement, il en retire tout de même un certain plaisir.

              – Toute proposition serait la bienvenue, j’ai de plus en plus de mal à faire la coupure entre journée et soirée…

Il allume la lampe du salon, va se chercher un verre d’eau froide, et retourne s’assoir sur le canapé. L’attente est presque savoureuse. Une vibration plus tard, et il tourne les yeux vers le petit écran.

              – Je pense que ma proposition fera très bien office de coupure. Mais il faut que tu me fasses confiance ! Aveuglement 😉

              – Confiance pour quoi ?

              – Pour m’obéir.

Ce genre de phrase à toujours le don de provoquer un agréable de frisson dans tout son corps. Pas d’erreur possible, le ton a bel et bien changé, et la tigresse est de retour.

              – Oh, je vois…

Bien qu’en fait, il ne voie pas si précisément ce qu’elle lui prépare. Avec elle, les indices arrivent toujours au compte-goutte. C’est peut-être ce qui fait le charme de cette relation si pimentée.

              – Il me semble qu’il te reste de l’huile de massage, non ? Je ne pense pas avoir vidé le flacon lors de mon dernier passage.

              – En effet… Mais il ME semble que ce serait mieux si j’étais chez toi, pour les massages.

              – Va chercher le flacon, et installe-toi confortablement. Ah, et au fait : retire-moi tous ces vêtements ! Ils sont de trop. Je te veux libre de tes contraintes sociales.

Après tout, qui ne tente rien n’a rien… Fébrilement, il suit les instructions, en la remerciant silencieusement de le débarrasser de ce costume si contraignant.

              – Il fait pas chaud. J’espère que tu as prévu de quoi pallier à ceci.

              – Montre-moi.

Avec un sourire, il essaie de cadrer une photo qui en révèle assez pour la satisfaire, mais qui cache quand même l’essentiel. Il a l’habitude de ce genre de jeu, ce n’est pas leur premier échange de sexto. Il finit par garder une photo où il pose allongé sur le dos, de profil. Sa jambe repliée masque son bas-ventre. Sa main libre enserre le flacon d’huile, posé sur les muscles de son abdomen. Malgré le stéréotype de la photo d’éphèbe légèrement musclé, elle aimera.

              – Toujours aussi prude… Maintenant, tu vas poser ton téléphone et m’appeler. Ce sera plus pratique.

              – Pourquoi donc ?

              – Fais-le.

Avec une pointe d’appréhension, il dépose le téléphone à côté de lui, et l’appelle. Dès la première sonnerie, elle décroche. C’est seulement au bout de quelques secondes qu’elle poursuit, d’une voix assurée :

              – Très bien. Tu vas t’enduire les mains de cette huile. Généreusement.

Tout en suivant les instructions, il tente de cacher le bruit de sa respiration qui commence à se faire lourde. Le lubrifiant coule le long de ses doigts fébriles. Son imagination n’ose pas se tourner vers la suite des évènements… C’est pourtant avec empressement qu’il lui confirme l’action. La voix qui réplique vibre d’une autorité dégoulinante de suavité :

              – Tu en as mis assez ?

              – Ça dépend pour quel usage. Mais je pense que oui, mes mains ne peuvent plus rien attraper…

              – Et pourtant, elles vont devoir se saisir de quelque chose en particulier, lui glisse-t-elle avec un petit rire.

La suggestion est sans équivoque, mais le jeune homme ne peut s’empêcher lui lancer une pique. Il adore défier son autorité, tester son caractère.

              – Si tu pouvais apporter davantage de précisions… je n’ai pas vraiment envie de mettre le l’huile un peu partout avant de trouver l’objet en question !

Son trait d’humour maladroit dévoile une pointe d’excitation que les deux amants n’ont aucune peine à remarquer. Il regrette d’ailleurs le surplus de patience que sa boutade requiert : l’amante prend soigneusement son temps, en feignant de se demander ce qu’il pourrait attraper… Il se risque alors à lui faire comprendre l’urgence de la situation, honteux d’en être réduit à suggérer lui-même son traitement.

              – Quelque chose d’un peu plus chaud vient de rejoindre l’huile qui a coulé sur mon ventre.

              – Ah oui ? Je me demande bien ce que cela peut être…

Le ton taquin de la jeune femme lui fait aussitôt regretter d’avoir craqué. Elle n’attendait visiblement que ça ! Amusé, il décide de se faire légèrement frondeur :

              – Je me dois de tarir la source de ce débit…

              – J’allais justement te proposer quelque chose en ce sens ! Mais… simplement pour que tu ressentes la chaleur au travers de l’huile, dans ta main. Tu sais, sans faire aucun mouvement. Oh, on dirait bien que tu mets en application très rapidement, tu respires un peu trop fort. C’est le contact avec ta main toute glissante, qui te fait cet effet-là ? Non, ne dis rien ! Je préfère fermer les yeux, et t’imaginer lutter. Je vais peut-être même te laisser te morfondre, dans toute la splendeur de ta frustration… achève-t-elle avec un rire moqueur.

Le clic du téléphone se fait entendre.

La surprise est totale ! Il la connaissait joueuse, et toujours imprévisible, mais elle ne lui avait jamais fait cette plaisanterie. La main encore serrée autour de son membre tremblant, il songe cependant à profiter de la situation pour se détendre, seul. Une maigre consolation, en somme. Mais, il lui ferait regretter plus tard son effronterie…

C’est ce moment des moins opportuns que choisit la sonnette pour faire retentir son crissement.

              – Il manquait plus que ça…, ronchonne-t-il en se précipitant à la salle de bain, s’essuyer les mains et enfiler un peignoir. C’est en courant qu’il arrive à la porte, la déverrouille, et se prépare à expédier le visiteur malvenu rapidement avant de retourner à son affaire. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il voit apparaître le visage de la demoiselle qui vient de lui raccrocher au nez !

              – J’ai pensé que ce serait plus sympa qu’au téléphone…, lui souffle-t-elle en lançant un regard amusé vers son peignoir.

Fin.

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Une histoire de partage #1

Cette anecdote s’est déroulée il y a plusieurs années, lorsque je ne faisais que découvrir les vraies envies de Dani. En effet, durant les premiers mois, elle a su rester prodigieusement discrète sur le sujet, malgré nos multiples rapports et leur originalité. Cependant, lorsque les publicités pour le salon de l’érotisme annuel ont commencé à pointer le bout de leur nez, une discussion totalement inattendue a eu lieu. Nous étions alors tranquillement en train de vaquer à nos occupations respectives, lorsqu’elle a laissé de côté ce qu’elle était en train de faire :

  • Écoute chéri, je dois te parler de… d’une promesse que j’ai faite il y a peu de temps. À une amie.

Alarmé par son regard fuyant, qui chez elle est d’ordinaire plutôt assuré, je détourne les yeux de mon livre un instant. Je ne peux masquer la pointe d’inquiétude qui perce dans ma voix, quand je lui demande des précisions sur la nature de cette promesse. Son sourire est timide, lorsqu’elle me répond :

  • Ce n’est pas si important, mais lorsque j’étais célibataire, je lui ai promis de l’aider à tenir un stand de vente de sextoys, au salon de l’érotisme. À ce moment, j’étais alors à la recherche du moindre passe-temps un peu émoustillant, tu sais…
  • Ah oui ? Cela ne me paraît pourtant pas si excitant, à moins que les articles soient vraiment particuliers.
  • Le problème, ce n’est pas ce que l’on y vendra. C’est la façon dont on va le faire, lâche-t-elle en plantant son regard dans le mien.

Je ne vois pas du tout ce qu’elle peut insinuer… mon sourcil, interrogateur, se lève tout naturellement. Elle précise :

  • Il est possible qu’il y ait des sortes de… « d’affiches vivantes ».

Si la conversation ne concernait pas une femme dont je suis peu à peu tombé fou amoureux, je la trouverais presque excitante. En effet, voir une sexfriend s’exhiber devant une troupe de riches pervers venus investir dans le marché du sexe est un fantasme que j’assume totalement. Mais je la considère comme beaucoup plus qu’une amie. Et je ne suis pas partageur à ce point !

  • Oh tu sais, tu n’es pas obligée d’honorer une promesse faite à la va-vite, comme ça…
  • Malheureusement si ! Elle compte sur moi, elle a déjà réservé l’emplacement et loué le stand. Et puis, elle m’a promis de me reverser une partie du chiffre des ventes. Ça peut être intéressant, surtout sur un évènement aussi important !

Son enthousiasme naturel reprend le dessus au fil de son explication. C’est avec beaucoup de mal que j’articule brièvement quelques mots, dans l’espoir de me donner un façade ouverte et enthousiaste à la perspective de voir ma copine manipuler des sextoys en public… Maintenant encore, je m’aperçois que cette conversation n’avait pas pour but de m’offrir un choix, mais plutôt de me faire accepter le sien. Et plus généralement de me donner un avant-goût de son style de vie.

Environ un mois plus tard, je suis au volant de ma voiture avec mon billet d’entrée à la charte graphique douteuse. Dani étant sur place depuis quelques heures afin d’aider son amie à installer le stand, j’arrive seul. Pendant que je recherche une place pour me garer à proximité, je ressasse une fois de plus les pensées qui m’ont hanté durant de longues nuits. J’imagine le visage de ma copine, penché sur un sexe en plastique d’une taille conséquente, en train de simuler une fellation devant une bande d’inconnus libidineux. Je vois leurs regards, j’entends leurs pensées salissant ma bien-aimée. Je l’imagine essayer mille jouets plus obscènes les uns que les autres. Je l’imagine mouiller discrètement devant des dizaines d’yeux qui la regardent et échafaudent des plans l’impliquant beaucoup trop à mon goût.

Et puis finalement, je sors de la voiture, et me dirige vers l’entrée où se masse une foule déjà conséquente.

Quelques dizaines de minutes plus tard, je suis à l’intérieur. J’erre lentement en jetant des coups d’œil à droite et à gauche. J’oublie presque mes tracas tant ce que je vois m’intrigue ! Certains vendeurs ne font pas montre d’une grande originalité. D’autres présentent des prototypes ingénieux, dont certains me procurent immédiatement un bien-être… visible. En passant devant le stand d’un club libertin, je me fais interpeller par une charmante demoiselle portant un élégant masque. Ne possédant pas une très grande confiance en moi, je m’esquive rapidement.

J’aperçois alors Dani, accompagnée d’une blonde au joli minois. Les deux femmes sont habillées intégralement en noir, de façon assez classe. Le style donne un air de femme d’affaire, le maquillage et les coiffures sont simples, mais bigrement efficaces : elles font toutes deux très envie. Je comprends que le passant lambda puisse se faire prendre au jeu, et repartir avec toute la boutique… Il y a cependant un fait qui me rassure : elles n’ont pas l’air d’être prêtes à faire des démonstrations détaillées sur l’utilisation de leurs articles.

Sur leurs étagères apparaissent soigneusement rangés plusieurs objets aux couleurs tantôt vives, tantôt sombres : vibromasseurs, plugs, écarteurs, menottes, godes-ceintures… il y a apparemment de quoi satisfaire tous les fantasmes ! Quand je me retourne à nouveau vers les deux femmes, Dani me fait un grand signe enthousiaste :

  • Dis-donc, tu es venu à l’ouverture ! Pour quelqu’un qui n’avait pas prévu de venir, tu as vite changé d’avis !
  • Pure curiosité, je voulais regarder ce que vous vendiez… rétorqué-je sans laisser paraître ma gêne.

Je n’ose pas ajouter la pensée qui me vient directement : « Et voir comment vous le vendiez, surtout… ».

Je ne sais pas si c’est à cause de l’heure, mais les techniques de ventes sont pour l’instant relativement classiques : elles attendent qu’une proie passe un peu trop près, pour l’attirer et lui présenter à peu près tout le catalogue à la recherche du produit qu’il ne pourra pas s’empêcher d’acheter. J’ai même droit à une démonstration de marketing en direct, lorsqu’un couple a l’audace de jeter un coup d’œil aux rangées de produits bien alignés ! La blonde, apparemment experte en la matière, se lance dans un interrogatoire déguisé face aux deux acheteurs potentiels. Très vite les questions font mouches, et très vite la carte bleue est sortie.

Je profite d’un moment de flottement dans le défilé des clients pour m’éclipser discrètement. Je suis peut-être un peu moins aventureux que Dani, je n’en reste pas moins curieux…

Les deux premiers jours du salon se déroulent sans que j’y retourne plus d’une heure, le temps de manger avec ma copine et son amie. C’est la veille du troisième jour que Dani m’invite à passer une soirée sur place pour profiter un peu de l’ambiance des shows nocturnes. L’image des strip-teaseuses en tenues affriolantes me fait rapidement accepter ! Cependant, je ne m’attends pas un moment à ce qui va se dérouler, une fois la nuit venue…

À suivre…

Perversions #1

Une boule au ventre m’accompagne sur le chemin qui me sépare de son appartement. Je suis stressé, c’est vrai. Après tout, j’ai toutes les raisons de l’être ! Je l’ai rencontrée sur internet il y a trois semaines, et je trompe maintenant ma copine pour la retrouver en cachette. Depuis que l’on se connaît, nous avons beaucoup discuté de ce que nous aimions, et de ce que nous n’aimions pas en matière de sexe. Nous nous sommes vite rendu compte qu’elle avait une belle quantité de savoir à m’inculquer. Ce soir, il n’y aura pas de fausses politesses, pas de conversation factice. Elle m’a invité dans son petit deux-pièces de banlieue, pour me montrer ce dont nous avions parlé plusieurs fois, et je suis venu en connaissance de cause. C’est à ce niveau d’exploration de mes pensées et après avoir tenté de me composer une expression qui se veut pleine d’assurance, que mon doigt écrase la sonnette portant son nom.

L’attente dure quelques secondes. Les bruits de pas s’approchent, et la porte s’ouvre sans hâte… sur une charmante créature brune. Ses cheveux tombent en une cascade de boucles foncées sur ses épaules. Son visage est éclairé par de magnifiques yeux verts, des yeux que j’ai souvent imaginés durant les rêvasseries qui suivaient nos conversations. De son corps, simplement vêtu d’un jean et de baskets, émane une aura de séduction certaine. Si les proportions qui percent au travers de cette banale tenue ne sont pas parfaites, elles n’en restent pas moins celles d’une femme qui sait se faire désirer.

Mon assurance n’a pas été renforcée par cette rapide inspection. Heureusement, la demoiselle prend la parole sans attendre, tout en me faisant entrer… J’ai beau ne pas être à l’aise, elle a l’art de manier les mots. Elle est de celles qui savent toujours comment détendre les gens, et établir un contact naturel avec eux. Nous buvons un café en échangeant des banalités, le temps de s’acclimater l’un à l’autre. Cependant, le crédo de la soirée demeure : pas de conversation factice… Ma tasse est encore à moitié pleine quand la jeune femme me propose d’aller me préparer dans la salle de bain. J’accepte de bon cœur : cela me permettra de me détendre un peu, pendant qu’elle se prépare pour la suite des évènements.

Le stress monte progressivement à l’intérieur de mon ventre, alors que mes vêtements tombent un à un sur le sol d’une pièce qui m’est totalement étrangère. Néanmoins, cette sensation trouve cette fois-ci un bon équilibre avec l’excitation. Elle irradie depuis mon bas-ventre, jusque dans ma cage thoracique. Après m’être rapidement mouillé, je passe en revue toutes les étapes d’une toilette consciencieuse. Ma bonne connaissance du caractère de la prédatrice qui patiente à la sortie de la pièce m’assure d’un point : je risque de regretter le moindre manque de soin dans l’heure qui suit… À la sortie de la douche, une paire de serviettes et un peignoir blanc m’attendent sagement. L’odeur de la lessive chatouille mes narines, lorsque le doux tissu passe sur mon visage. Un coup d’œil dans le miroir, quelques ajustements, et je me décide à la rejoindre dans cette tenue qu’elle jugera sans doute très adaptée ! Et en effet, à mon arrivée dans le salon, alors que son regard m’ausculte, je sais que j’ai touché juste.

Elle est assise au milieu du canapé, avec pour seuls habits un ensemble de lingerie qui me plaît d’emblée. Un soutien-gorge rouge et noir finement ouvragé peine à retenir sa lourde poitrine. Il complète un assortiment composé d’une culotte – dont je n’aperçois que l’avant -, et de bas qui remontent très haut sur ses cuisses. Derrière toutes ces dentelles et cette soie, son corps m’apparaît tel que je l’imaginais. Généreux et tout en formes malgré une relative finesse. Elle est magnifique, voluptueuse, magistrale. Sa posture – bras croisés, une jambe posée de façon nonchalante sur l’autre – dégage une impression de calme et de maîtrise de soi époustouflante. C’est son regard, souligné par un maquillage fin, qui achève de me rendre à l’évidence : je vais vivre un moment merveilleux, quel qu’en soit la teneur. Son aura sensuelle de prédatrice charnelle justifie à elle seule l’intégralité des expériences qu’elle a évoquées durant nos conversations par mail. C’est sous le feu nourri de ces yeux appréciateurs qui me jaugent d’un air semi-amusé, semi-intéressé, que je comprends que ce code vestimentaire était bien le choix attendu. Puis, sa bouche si souriante lance l’invitation tant attendue :

  • Viens t’assoir, on va pouvoir commencer…

Je viens donc me poser à côté d’elle, en cachant de façon maladroite mon trouble physique derrière les amples pans du vêtement que je porte. Mon geste s’achève à peine que la déesse s’assoit à califourchon sur moi. Surpris, mes yeux contemplent un instant le soutif qui se présente juste à leur hauteur, pendant que mes mains obéissent à ma curiosité : ce n’est pas un string, qu’elle porte, mais… Une culotte diablement moulante et ravissante, dont l’exploration me procure un amusement certain. Visiblement aussi patiente que moi, elle pose ses doigts fins et agiles sur mon torse.

  • Ton peignoir est fermé si haut. J’ai pourtant allumé le chauffage…
  • Oh, à la sortie de la douche, il faisait un peu froid. Tu n’étais pas là.
  • Je vais arranger tout ça, ne t’en fais pas…

Les deux mains sur les ourlets du col, elle écarte promptement le tissu qui recouvre mon torse. Ses ongles laissent de légères traces sur leur passage. Les caresses ne s’éternisent pas : au fil des discussions, j’ai pu découvrir que la douce amante n’accordait que peu de temps au déballage du produit… pour mieux profiter de l’usage de celui-ci. Rapidement, ma tête devient prisonnière de son emprise. Son sourire vient remplacer ses seins dans mon champ de vision direct. Déterminée, fougueuse, elle calque les bords de sa bouche sur les miens, un court instant…. Je savoure ce contact, labourant de mes doigts avides ses fesses rebondies… Elle prend un malin plaisir à faire jouer le bout de sa langue, tout d’abord sur mes lèvres, puis sur le reste de mon visage. La danse linguale laisse çà et là des traces toutes fraîches de salive. Je ferme les yeux, et savoure chaque effleurement. La chorégraphie de cette infime partie de son corps est unique…mon imagination peine à considérer l’ampleur de ce qu’elle pourra m’infliger avec le reste !

  • Tu m’as l’air très tendu, beau mâle… Je pense qu’il va falloir que tu prennes un peu soin de moi aussi. Et je ne parle pas de ces mains si perverses qui me tripotent le cul depuis cinq minutes, lance-t-elle avec un clin d’œil qui contredit son air faussement agacé.
  • J’en serais enchanté, ton plaisir est mien, chère amante…

Claquement de langue.

  • Je crois que je n’ai pas encore posé le contexte de la soirée. Mais je vais être claire : à partir de maintenant, tu me vouvoieras. Et… tu suffixeras toutes tes phrases avec la marque de respect qui s’impose. Je suis ta Maîtresse, ce soir. Cependant, « maîtresse », cela fait beaucoup trop « objet de fantasme sexuel ». Tu m’appelleras Madame.

Premier exercice à réussir. Première barrière à franchir. Me soumettre verbalement, et ainsi m’en remettre symboliquement à elle, dont je reconnais l’expérience. Je me suis préparé pour ce moment, ce ne sera pas compliqué. Mais je m’étais un peu moins préparé à la sensation grisante qui me parcourt actuellement de la tête aux pieds !

  • Oui, Madame.

Deux mots. Deux personnes. Une infinité de significations.

  • Tu vas maintenant retirer ce morceau de tissu qui prend un peu trop l’humidité…

D’un mouvement plein de grâce, elle se relève, se retourne et me tend son arrière-train. Je prends le temps de poser mon regard sur ses fesses, si attirantes, et ses cuisses légèrement comprimées par les bas… Mon excitation monte d’un cran, et j’approche mon visage de son entrejambe. Une tâche sombre de mouille colore déjà sa culotte. Je résiste à une pulsion, me rappelant que l’instant d’un soir au moins, je suis soumis à sa volonté. Néanmoins, je prends l’initiative d’attraper l’élastique du sous-vêtement en le pinçant entre mes dents, pour le faire glisser jusqu’à ses genoux. La peau est douce contre ma joue rêche, et l’étoffe semble chaude entre mes lèvres. Je sens une coulée le long de ma jambe, certainement liée aux vibrations frénétiques qui parcourent mon sexe… L’Amante s’impatiente, et écarte d’un coup de pied le chiffon humide immobilisé autour de sa cheville. Elle ne se retourne pas vers moi, mais déjà le prochain ordre s’élève :

  • Qu’est-ce que tu attends ? Viens fourrer ton nez en moi. Viens sentir mon désir !

Sa voix claque comme un fouet, et mes poils se hérissent partout sur mon corps. Je n’ai jamais ressenti cela auparavant : mes entrailles bouillonnent et se tordent, mon cœur s’affole à chacun de ses gestes, à chacune de ses instructions ! Bien entendu je me plie à sa volonté, et plonge avec voracité dans son petit temple, dont les murs suintent abondement. J’ai la bouche et le nez instantanément trempés. Mais elle a ordonné. J’obtempère. Le reste de mon visage se couvre petit à petit de ses fluides, alors que je me frotte abondamment contre son sexe. Il est si doux, si ferme… que je ne peux m’empêcher de sortir rapidement ma langue. Son acidité flatte mes papilles, son odeur animale envahit mes narines. Pendant que je me noie entre ses parois de sa fente dans un concert de bruits obscènes, elle gémit, elle prend son pied. Chacun de ses soupirs m’électrise. C’est ce mélange de sensations qui conduit ma main à venir se cramponner à ma queue. Discrètement, je commence à me masturber, pendant qu’elle m’écrase le faciès par à-coups.

Coïncidence ou non, c’est à ce moment qu’elle s’écarte et se tourne vers moi. Elle n’a pas l’air d’avoir surpris mon geste… et pour cause, son centre d’intérêt semble se décaler vers ma face… ou vers ce dont elle est complètement recouverte. Le succube se penche et m’embrasser presque avec tendresse. Sa langue roule sur mon menton, mon nez, mon front, tout en se délectant des substances laissées par sa propriétaire. Et je reste agenouillé, abaissé au simple stade de confiserie lubrique.

  • Assez rampé, relève-toi.
  • Oui, Madame.
  • Face au bureau, je dois m’occuper de toi. Et il va me falloir de l’espace !

Je m’exécute à nouveau, avec une pointe de curiosité. Noyé dans un maelstrom d’appréhension et de désir, je marche jusqu’au meuble désigné. Mes jambes sont tendues. L’Amante me rejoint, puis me débarrasse d’un geste souple du peignoir à moitié défait qui recouvrait encore plus ou moins mon corps. Je pousse mentalement une nouvelle porte, pour franchir une autre barrière. Après la soumission par la parole, et par les actes, la soumission par le voyeurisme. Et je dois avouer que j’aime plutôt ça. Au fil de son inspection, ses yeux tracent presque une ligne ardente sur ma peau. Le contraste est frappant, lorsque ses mains fraîches se posent sur mes épaules. Son bassin dégage autant de chaleur que son regard, lorsqu’elle le colle à mes fesses. Involontairement, je me rapproche… sans y parvenir. Son mouvement de recul est presque blessant !

  • Pour qui t’es-tu pris, soumis ? Tu veux donc que je te rappelle ta place ?
  • Je suis désolé, Madame, c’était une erreur…
  • Qui sera immédiatement corrigée.

Ses mains, jusqu’alors douces et caressantes se transforment en griffes. Les deux prédatrices redescendent le long de mon dos, prenant un soin affligeant à en balayer toute la largeur… La douleur est brûlante, et je grimace sans broncher. Ma capacité à rester silencieux en prend un coup, alors qu’elle meut ses caresses vers l’avant, pour les faire remonter en suivant la ligne mon ventre et venir longuement pincer mes tétons. Ses doigts cajolent, serrent, triturent, pincent. Soudain, je ne la sens plus contre moi. Ni elle, ni ses bras revanchards. Je tourne la tête, curieux : elle est accroupie, et sourie d’une façon sensuellement cruelle en regardant avec appétit mon arrière-train.

  • Écarte.
  • De… pardon ?

Mon incompréhension l’irrite. Elle m’explique donc sa pensée à sa façon, très pédagogique : la claque s’abat vivement sur ma fesse droite, et m’arrache un cri de surprise. Que de premières fois, en une soirée… Mais elle ne s’arrête pas là ! La gauche y passe aussi. Le message est clair, elle sait se faire comprendre. Tout en tremblements et en hésitation, je me saisis des deux masses de chair rougies. Je décide de prendre mon courage (et mon cul) à deux mains, et de confirmer le geste de façon franche. Je reçois alors une petite tape sur la cuisse qui me fait sursauter. Une fois de plus, la communication est efficace : elle me félicite d’avoir passé cette étape ! Un mélange de fierté et de gratitude me colore les joues. Je suis moi-même très surpris d’identifier ces sensations…

Mes bourses subissent alors un assaut des plus inattendus ! Sa main, glissée entre mes cuisses, les tiraille. Elle joue avec comme on le ferait avec une paire de fruits bien mûrs. La sensation est étrange, mais très agréable ! Et pour cause, ma queue réagit sans attendre, en entraînant les précieuses vers le haut.

  • Tu aimerais bien les vider, hein ? demande-t-elle après avoir lâché prise.
  • Plus que le fait de les vider, c’est la manière de les vider qui m’importe… Madame.

Ma réponse pleine d’esprit laisse place à un blanc, qui dure à peine quelques secondes… mais qui me fait réaliser l’effronterie dont je viens de faire preuve. La crainte l’emporte, je redoute le châtiment. Car ça aussi, elle a réussi à me l’apprendre sans trop me l’expliquer : tout écart de conduite aura le droit à une correction appropriée.

  • Okay… on va voir si tu fais ton allumeuse très longtemps.

Soudain, les évènements se bousculent. Enfin, c’est surtout elle, qui me bouscule. Un genou brusquement remonté sur le bureau, je bascule contre sa surface. La ceinture du peignoir se retrouve autour de mes poignets, dans mon dos, sans que je ne puisse rien faire d’autre que contempler les papiers qui s’étalent devant mon visage. Je suis complètement exposé, et je n’ai rien vu venir ! Fait étonnant, c’est un moment qu’elle rend assez agréable : d’un geste expert, la hampe de mon sexe trempé se retrouve flattée, pendant qu’une autre caresse charme la peau endolorie de mes fesses. Sa bouche vient même s’emparer doucement de mes bourses. Les bruits de succion que j’entends dénotent l’ardeur qu’elle met à la tâche. Mon sexe n’en est que plus vif, plus gorgé de sang… plus vivant. J’ai l’impression que la dragonne a oublié ma punition. Ce qui, sur le moment n’est pas plus mal !

Mais non. Sa main est maintenant recouverte du plaisir qui s’écoule lentement de mon gland… dont elle s’empresse de garnir copieusement le sillon de ma raie. Un bruit de crachat précède une sensation humide. Ses doigts avides étalent sa salive sur mon petit trou. Celui-ci se contracte à répétition, à la fois désireux et plein d’appréhension. Elle recommence l’opération : elle me prépare. Et je sais d’ores et déjà qu’elle ne sera pas douce. Je remarque que mon bout rond bave encore plus à cette pensée…

Finis les préliminaires, elle passe à l’acte. Un de ses doigts se présente de façon un peu plus concrète à moi. Je ferme les yeux pour savourer ce ressenti, mélange d’attente et d’excitation contenue. La pression est appliquée de manière méticuleuse. Je me dilate, et accueille le bout de phalange.

  • Accroche-toi.

Sa voix retentit à nouveau, mais je n’ai pas le temps d’être étonné par son ordre. Une douleur diffuse envahit mon postérieur, pendant qu’elle y enfonce sans aucune délicatesse le reste de l’index. Il reste quelques secondes à l’intérieur de mon fondement. J’essaie de m’y adapter. Ma respiration saccade, mon dos se courbe… ce qui ne lui convient nullement. Du plat de la main, elle le force à se cambrer à nouveau. Le doigt repart, comme chassé de mon colon, puis revient aussi vite, provoquant un nouveau spasme en moi.

  • C’est ça, frotte-toi contre le bureau, petite garce… Montre-moi que tu aimes ça, que tu es fait pour ça !

Mes mouvements involontaires répondent plus vite à ses actes qu’à ses paroles. Alors que je pensais m’être habitué à cette sensation, que je commençais à y prendre un certain plaisir…. Un second compagnon rejoint le premier, et ravive la douleur. Elle les tourne, les fait bouger, les écarte… Mes gémissements n’y font rien, c’est ma punition. Je sens ma rondelle écartelée se dilater encore, face à ses yeux pervers.

  • Gicle sur le bureau, souille ton ventre !
  • Je… je ne…
  • Quoi ?
  • Je ne pourrai pas de cette manière, Madame !

Ma réponse est franche : même si cette divine tentatrice arrive à m’arracher une satisfaction que je n’aurais jamais cru possible, je ne pourrai pas jouir uniquement de ce traitement. L’Amante en question a l’air de très bien le comprendre, car après une courte réflexion, elle décide de me relever en tirant mes cheveux en arrière. Je suis debout face au bureau, quand sa main se serre rageusement autour de ma queue, les doigts toujours enfoncés en moi… Ses gestes ne sont pas tendres. Ni sensuels. Ils sont faits pour que je me vide, rapidement, car elle l’a décidé. Je suis un objet à utiliser. La jouissance monte, le long de mon manche, brusquement secoué ! Je me tors, m’empale sur la main qui est fichée dans ma raie, volontairement ou non. Je ne sais plus ce que je veux, ce que je fais, ce que je souhaite… Je cède sous ses insultes. Mentalement tout d’abord. Puis physiquement : de longues salves de foutre zèbrent le bureau, alors que mes sphincters luttent contre la pression qu’elle leur impose. Elle prend un soin particulier à extraire jusqu’à la dernière goutte de semence de mes bourses.

La femme m’abandonne ainsi, et je tombe à la renverse dans la chaise en cuir, le sexe mou et rougi par la violence des frottements qu’il a subis. Je ne la vois qu’à moitié, alors que sa langue se promène sur le meuble qui nous fait face à grand renfort de bruits très sales. Je ne la vois pas mieux quand elle s’approche de moi, se penche au-dessus de mon visage, et laisse couler le contenu de sa bouche dans la mienne, entrouverte. Le peu qui déborde sur le côté, elle le rattrape pour le fourrer entre mes lèvres. Puis, deux doigts viennent pincer mon nez, et ma mâchoire se referme d’une simple pression sous le menton… Je déglutis. Je suis vaincu.

Fin.

Fin de soirée #1

Bonjour, Chers Lecteurs,

Je passe par ici en ce dimanche soir, pour vous mettre à disposition le petit dernier ! Sorti de ma plume au fil des derniers jours, il conte une histoire de voyeurisme, dans un contexte plutôt émoustillant. Vous m’en direz des nouvelles ! 😉


Dire que la soirée a été arrosée est un euphémisme. Pour être exact, je la qualifierais de vaste beuverie étudiante. C’est donc au milieu d’un flou relatif que mes pas me guident le long du couloir, à l’étage. Le silence est brisé à intervalles réguliers par les derniers échos de la fête. Ma tête tourne légèrement, et alors que j’entre dans une chambre que je pensais vide, il me semble percevoir quelqu’un. En effet, mes yeux s’habituant à la pénombre, je distingue une petite silhouette.

C’est celle d’une femme, qui a l’air très… occupée. Elle semble très surprise de me voir, au premier abord. Mais dès que je fais mine de vouloir sortir en bredouillant des excuses, sa gêne se dissipe… et elle s’approche de moi d’un air conquérant. Sa main cherche l’interrupteur, et allume la lumière. Ses yeux brillent, et son regard se fait joueur. Une épaisse chevelure brune miroite. J’ai l’impression qu’elle a très envie de s’amuser… et cette impression est vite confirmée, quand la demoiselle glisse en doigt derrière la boucle de ma ceinture pour m’attirer dans sa direction… Un petit rire lui échappe au moment où elle me plaque contre le mur. L’alcool réunit souvent les gens, en fin de soirée…

La jeune femme effleure mon oreille du bout de ses lèvres :

  • Tu m’as interrompue en plein milieu d’une activité très intéressante… tu vas devoir en assumer les conséquences.
  • Oh, je n’en doute pas. Mais il est très peu prudent de se livrer à de telles activités dans une maison peuplées d’étudiants en chaleur, lui glissé-je en retour.

Elle est loin d’être prudente, et multiplie les signes de hâte. Mes chances de passer à la casserole avant la fin de la nuit augmentent, et… c’est loin de me déplaire. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises :

  • Je n’avais pas vraiment prévu cette envie de masturbation, crois-le ou non. Mais, si tu veux bien te concentrer quelques secondes sur autre chose que mon jean entrouvert, tu pourras t’apercevoir que j’ai des circonstances atténuantes…
  • Quel genre de circonstances ?

C’est à ce moment que je remarque que nous somme juste à côté d’une porte menant à une chambre voisine. Je tends l’oreille pendant quelques temps, et effectivement, j’arrive à percevoir quelques sons… qui se fondent plutôt bien au contexte. Ma complice me fait signe de coller mon œil au trou de la serrure. Cela va sans dire, je m’exécute sans délai. Mon impatience est palpable…

Par le petit orifice, j’aperçois deux personnes. Un jeune homme, que je ne connais que de vue, ainsi qu’une étudiante un peu plus âgée que je n’arrive pas à reconnaître. Bien heureusement, ils sont beaucoup trop occupés pour nous remarquer. Dès lors, je comprends la réaction de la voyeuse qui se tient à mes côtés : ils me font moi aussi beaucoup envie ! Leurs corps luisants de sueur se meuvent sensuellement l’un contre l’autre. Derrière le nœud d’une cravate qui souffre sous les coups de reins de l’homme, se rejoignent les poignets de la femme. À la réflexion, les gémissements sont très audibles, et je me demande comment j’ai fait pour ne pas les entendre jusque-là…

Je sens alors une main curieuse triturer ma ceinture pour la défaire. Par esprit de jeu, je décide de feindre l’indifférence, et de continuer ma petite séance de voyeurisme. Cela ne l’arrête aucunement, au contraire ! Les doigts légèrement maladroits vont bien vite fouiller mon boxer à la recherche de ma queue, et n’ont aucun mal à la trouver. Je tressaille, et laisse échapper un souffle en sentant la main toute fraiche enserrer mon intimité vibrante. Mon gland déforme de façon obscène le tissu imbibé. Les yeux fixés sur les deux amants, je fais tout pour ne pas me trahir, même si cela devient très compliqué… la jeune curieuse se fait un malin plaisir d’explorer toutes les facettes de ma virilité, tâtant les bourses, tiraillant la peau du mât, ou le pressant pour en extraire toujours plus de jus.

C’est quand mon pantalon tombe le long de mes cuisses que je me retourne vers elle dans l’intention de lui offrir un retour de faveur. Je suis alors scotché par le spectacle qui s’offre à mes yeux. Sans me laisser le temps de mettre à exécution mes plans, son corps se dévoile à mon regard dans un simulacre de strip-tease. Elle n’est ni parfaite, ni exempte de défauts. Effectivement, il lui manque un petit bonnet, et ses fesses tombent un peu trop pour être rebondies. Néanmoins, ses vêtements plutôt banals cachaient un tel trésor de raffinement, tout en tissu et en dentelle, que j’en reste bouche bée. Des bas montent le long de ses jambes et les mettent en valeur. Ils sont assortis au soutien à gorge très coquin qui révèle la sombre auréole de ses tétons. Une discrète ficelle plane sur ses hanches, à quelques centimètres d’un string qui moule parfaitement son intimité déjà juteuse. Il remonte délicieusement au-dessus de ses généreuses cuisses, et comprime juste assez la peau pour y imprimer une courbure carrément sexy… Mon désir s’exprime sans que je n’aie le temps de l’arrêter :

  • Tu es… bandante.

La jeune femme s’arrête un court instant dans sa danse de la séduction, étonnée. Et, l’espace d’un instant, j’ai peur qu’elle ait mal pris cette phrase à l’honnêteté frappante. Mais presque immédiatement, ses joues se colorent. Sa démarche est lente, alors qu’elle s’approche de moi. Ses bras se nouent autour de mon torse, et les petites mains se rejoignent au milieu de mon dos, pendant que les miennes viennent choyer la courbure des cheveux et le creux des reins. Ce n’est pas cet instant de quasi-tendresse qui stoppe mes ardeurs, bien au contraire… Elle est craquante, et mes attributs s’en sont bien rendu compte : mon sexe vient lubrifier d’une façon absolument scandaleuse son petit ventre. Les traces de liquide pré séminal qui balafrent son nombril ne la gênent visiblement pas : elle ne fait que resserrer sa prise sur mon torse déjà prisonnier de son étreinte.

Alors que j’atteins mes limites, je la repousse contre le lit, oubliant toute discrétion. Après tout, cela pourrait être libérateur pour les deux autres soupirants de nous entendre… à moins que ce ne soit moi, qui aie envie d’être entendu à mon tour ? Allez savoir.

Je perds le peu de raison qu’il me reste à cette heure-ci. Il n’y a plus qu’elle, moi, et les deux amants de l’autre côté de la porte close. Il n’y a plus que le désir qui anime nos corps et nos esprits. Il n’y a plus que ses doigts baladeurs, et mes mains avides d’elle. Même son petit string si charmant fini par s’écarter pour révéler à mes caresses son sanctuaire inondé. Je rêve de sa chaleur autour de ma queue, je rêve qu’elle l’étreigne et qu’elle décharge la tension qui règne dans mon entrejambe.

C’est la fine main qui vient guider ma chair entre ses jambes, qui m’indique le degré d’excitation atteint par ma partenaire nocturne…

À suivre…

D.

Frustration #1

Je suis en marié avec mon épouse depuis 5 ans. Quatre années d’amour fou, de vie commune mouvementée, et d’originalité. Une cinquième d’installation de la routine.

Marie est attachante, attentionnée, douce et drôle. Un peu lunatique, mais c’est ce qui fait une partie de son charme. Ses cheveux châtains tombent sur ses épaules en cascades brillantes, un peu rebelles. Et son corps, bien qu’imparfait est d’une beauté ravissante. Bref, Je l’aime.

Cependant, malgré cet amour les choses ont changé. Depuis un an, plus de sortie à l’improviste, plus de petites attentions inattendues. Adieu les repas partagés en tête à tête, Bonjour les « passe-moi le sel » échangés devant la télé. Et une vie sexuelle graduellement beaucoup moins attrayante. En fait, il n’y a pas eu de déclic, ni de perte d’emploi, ni (je suppose) d’amant qui ont brisé l’histoire à un moment donné. Aucun évènement marquant qui ne justifierait un tel changement. Juste une routine quotidienne rythmée par les obligations professionnelles et le programme télé. Moins de temps, moins d’énergie, moins d’envie. Nous sommes donc passé de deux ou trois rapports sexuels par semaine, à un le week-end. Puis d’un par week-end à deux fois moins souvent.

Actuellement, nous faisons l’amour une fois par mois si tout va bien. De préférence chez nous, dans notre lit, et de façon plutôt rapide. Marie ne me trompe pas, cela est tout à fait à l’opposé de son caractère. Je vois même qu’elle subit la situation autant que moi. Mais je constate également qu’elle a autant de solution que moi à proposer : zéro ! Et pourtant, nous nous aimons toujours, même si la folie des premières années est derrière nous. Bien souvent, j’ai un grand élan de tendresse quand je rentre, et que je la vois après une longue journée de boulot. Elle semble ressentir le même genre de choses à mon égard. Alors, je me dis que le sexe n’est pas si important, après tout !

D’un autre côté, cela fait 3 mois que je me masturbe régulièrement, seul. Et ce soir, j’en ai diablement envie ! Le problème, c’est que la situation ne s’y prête pas… L’ordinateur occupe la même pièce qu’elle, qui allongée sur le canapé. Ses yeux pointent vers la direction opposée, et elle a l’air plutôt concentrée sur ce qu’elle regarde, sur sa tablette. Le casque qu’elle porte diffuse un doux bruissement irrégulier. Mon regard alterne entre l’écran de l’ordinateur et celui de la tablette, alors que j’essaie de négocier un cessez-le-feu avec l’érection qui menace de déchirer mon pantalon… Son épisode se termine dans 15 minutes, ce qui me laisse un peu de temps pour gérer la crise…

La décision étant prise, tout est encore une fois question de routine bien huilée : sopalin discrètement pris en même temps qu’un verre d’eau qui sert d’excuse pour le déplacement à la cuisine ; navigation privée ; mots clés saisis ; vidéo sélectionnée. L’épisode que Marie regarde me laisse encore 12 minutes. Mon écran affiche quant à lui une actrice peu renommée, vêtue d’un tailleur noir, d’un chemisier blanc, de talons et de bas semi-transparents. Celle-ci arpente sensuellement un bureau qui annonce à lui seul la teneur de la scène qui va s’y dérouler. En fait non, le regard faussement sévère du mec assis dans le fauteuil en cuir en dit long également. Bon, pas le temps de dérouler tout le scénario, on avance un peu…Elle a retiré ses lunettes noires rectangulaires, et caresse langoureusement le torse de son patron depuis l’arrière du fauteuil. Plus que 10 minutes pour me délivrer de la situation. Ma main extirpe maladroitement le contenu de mon boxer de sa prison, tandis que la secrétaire beaucoup plus adroite plonge la sienne sous la ceinture du gros plein-de-soupe. Ses gestes se font habiles et précis, les miens sont fébriles et précipités.

C’est au moment où je veux vérifier le compte à rebours que je m’aperçois que Marie a levé les yeux vers moi, et m’observe d’un air interdit. Mon cerveau fait un rapide calcul pour essayer d’évaluer ce qu’elle a vu… je me fais peu d’illusions.

  • Je… euh… ce n’est…

Mon cœur cogne jusque dans mes tempes. Les mots ont beaucoup de mal à franchir mes lèvres, mais elle m’interrompt avant que je n’aie eu l’occasion de formuler une phrase correcte, en me rejoignant :

  • C’est donc un de tes fantasmes ?

Son ton me laisse perplexe. Il laisse entendre une pointe de curiosité. Elle semble… intriguée !

  • Enfin… pas vraiment, mais cela me procure du plaisir…

L’aveu fait presque du bien ! Et je vais bientôt découvrir qu’il m’en fera bien plus durant le reste de la soirée…

À suivre…

Récompense


De retour du boulot, sur le chemin, son pas est lent. Son regard est fixé sur son téléphone. Les messages défilent, et malgré sa fatigue, elle sourit, curieuse.

Bzzz.

  • En tout cas, je tiens à te féliciter, ma chérie !
  • On se fait un resto ? 😉

Bzzz.

  • J’ai commencé à faire la cuisine :p
  • J’appelle les pompiers tout de suite, ou plus tard ?

Bzzz.

  • Grrr.
  • Je plaisante, mon amour ! On mange quoi ?

Bzzz.

  • Tss. Une surprise ! Mais digne de la publication de ta nouvelle, t’inquiète 😉
  • J’attends ça avec impatience, je commençais justement à avoir un petit creux…

Bzzz.

  • Tant mieux !

Elle presse le pas, heureuse de pouvoir se mettre les pieds sous la table en rentrant. Cependant, c’est une toute autre surprise qui l’attend, une fois sur place. Une odeur de curry flotte dans l’air. L’appartement est plongé dans l’obscurité, seulement illuminé de quelques bougies, réparties aléatoirement, autour d’un chemin. Ce chemin semble mener, au fil des pièces, à la salle de bain.

C’est en entrant dans celle-ci qu’elle découvre son mari, vêtu d’une unique serviette blanche, assis sur le bord d’une baignoire dont il émane un doux parfum. Sans une parole, il s’approche d’elle, le visage partiellement plongé dans l’ombre. Ses mains glissent sur ses hanches, retirent sa petite jupe de tailleur, et ne tardent pas à s’attaquer au reste de ses vêtements. Les gestes sont doux, pleins de confiance.

Son mari, transformé en véritable gentleman le temps d’une soirée, l’invite à se plonger dans l’eau chaude. Ce qu’elle fait allègrement, en savourant la chaleur sur chaque centimètre carré de sa peau.

Un moment s’écoule, pendant qu’elle se détend complètement. L’homme assis derrière elle, toujours sur le bord de la baignoire, lui caresse distraitement le cou, déposant quelques baisers dans sa nuque…

La serviette tombe bien vite, alors qu’il la rejoint. À quatre pattes, le visage à quelques centimètres du sien, il lui souffle quelques mots, sur un ton de confidence…

  • Je suis à toi, ma douce. Cette soirée est tienne, tes nombreuses heures de travail ont bien mérité une petite récompense.

Une agréable chaleur commence à se répandre en elle, alors que les épaisses mains du mâle parcourent délicatement sa peau, de l’épaule à la hanche. Plusieurs fois. Au gré des caresses, ses tétons commencent à la brûler, alors qu’il passe négligemment dessus, sans s’attarder. Son corps entier se révolte contre ce manquement cruel à son plaisir. Elle se tend légèrement, cherche à placer ses seins sur le chemin de ses mains.

C’est presque à regret qu’elle constate que les doigts caressent à présent ses cuisses. Mais son bonheur remonte en flèche, alors qu’il se penche pour la téter avec sensualité. Il use de sa bouche avec talent, suçotant son téton, juste assez doucement pour ne pas lui faire mal, mais assez fort pour la faire mouiller abondamment.

Les minutes s’égrènent, les sensations s’étirent doucement, jusqu’à ce qu’elle en veuille beaucoup plus. Les années les ont rendus assez complices pour qu’il saisisse ce moment précis, avec un timing parfait, pour soulever les hanches de sa femme, de ses bras puissants. Juste au-dessus de l’eau.

Goulument, il se jette alors sur les lèvres de son sexe, lapant le fluide à moitié éparpillé sur toute la surface de l’entrejambe. Sa langue la pourlèche, la taquine, la chatouille, la rend folle. Les affronts se multiplient, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, et attrape les cheveux de son homme pour plonger son visage contre elle…

Premier orgasme, léger mais saisissant. Le nez contre le clitoris, la bouche un peu piquante contre les lèvres, elle se contracte brièvement, tout en ressentant le plaisir l’inonder.

Les mains serrant de plus belle son postérieur, la langue reprend son travail, complexe et rapide. Un coup de fouet lui traverse l’esprit, alors que cette même langue plonge en elle et lape ses sécrétions. Elle tâte ses parois, avec effronterie.

Étonnée, elle sent même un doigt dériver de ses fesses… Pour venir lui titiller l’anus. Aidé par le fluide saliveux qui s’écoule depuis son sexe de plus en plus avide, le doigt force légèrement l’entrée de son petit trou. Un léger cri s’échappe de ses lèvres, alors que les bruits issus de la bouche de l’amant se font de plus en plus évocateurs. Le doigt en profite pour s’enfoncer, progressivement…

Complètement libérée par la montée continuelle de son désir, depuis l’entrée dans la baignoire, elle laisse ses barrières tomber. Elle se désinhibe totalement, ses mouvements de bassins l’empalant de plus en plus sur l’index, gros comme un de ses pouces à elle. Quelques gémissements masculins lui parviennent également… alors qu’il sépare sa bouche du trou béant de sa femme. Elle gémit, elle le supplie…qu’il y retourne, la lèche, la suce, lui fasse du bien !

Mais non, il la regarde, son doigt ayant totalement disparu en elle. Il est satisfait, elle prend son pied. Sa récompense lui plaît, et le plaisir de sa femme devient le sien…

Un second doigt commence à se frayer un passage… Deuxième orgasme. Intense, et incontrôlable. Elle tremble, s’agite, crie.

Les doigts écartent son anus, ils la prennent, vite et fort. Une fois la douleur de ce semblant de brutalité passée, la courbe de son plaisir repart à la hausse. Elle contemple du coin de l’œil les veines gonflées des bras de son homme, alors qu’il fouille son petit cul, la queue au garde-à-vous… Elle recommence à bouger honteusement ses hanches, se pince douloureusement les seins, halète, transpire…

Les clapotis de l’eau les accompagnent, alors que, n’en pouvant plus, il retire ses doigts, et la pénètre. Sa queue s’enfonce brutalement en elle. Elle adore cette sensation, ce déchirement, comme s’il prenait à nouveau sa virginité anale… Comme bien souvent, à vrai dire. C’est au tour de son précieux mâle d’être dans tous ses états, alors qu’il ressent au travers de la fine peau de son sexe les frottements contre les parois glissantes, rencontrant de moins en moins de résistance…

Troisième orgasme. Simultané, complémentaire, parfait. Les deux corps brûlants réchauffent l’eau, en se relâchant. Alors que les respirations se font de plus en plus calme, lentement, les esprits se font un peu plus clairs.

  • Je te… Félicite, ma douce…
  • Mmmh… Merci…

Chandelles


La musique baigne le restaurant d’une douce atmosphère. Les deux amants ont passé le repas à échanger des plaisanteries, à parler de tout et de rien. De l’extérieur, ils paraissent simplement partager un bon moment ensemble. Les discussions sont légères, les éclats de rire fusent occasionnellement.
Cependant, un observateur averti remarquerait le teint empourpré de la demoiselle. Il remarquerait sa pose rigide, ses jambes croisées dans un sens, puis dans l’autre, puis à nouveau dans l’autre. Les pupilles dilatées n’échapperaient pas à son regard. Ni celles de la femme, ni celles, plus discrètes, de l’amant. Peut-être même qu’étant un très bon témoin, il pourrait se rendre compte d’une certaine mécanique dans le rythme avec lequel l’homme glisse sa main dans la poche de son pantalon noir.
De son côté, la séduisante jeune femme, âgée d’une trentaine d’années, porte une élégante robe rouge, fendue jusqu’à la mi-cuisse. Cette fente n’apaise en rien le brasier présent entre ses cuisses, bien au contraire. La chaleur qui se répand en elle depuis le début du repas ne doit rien à la température de l’endroit, bien que celle-ci soit convenablement élevée.
L’homme en costume, beaucoup plus jeune, doit la chaleur qui l’habite à une toute autre raison également. Il est conscient du désir qu’émane la charmante créature présente en face de lui. Sa main se porte à sa poche, encore une fois.
L’air musical change, pour adopter un rythme plus voluptueux, plus confortable. Les traits de la jeune femme se font un peu plus tendus, par opposition. Une remarque sur la qualité de la musique lui échappe, et un acquiescement de l’homme la fait sourire.
Elle change à nouveau l’ordre de croisement de ses jambes. Un éclat de peau claire se dévoile entre la nappe et la chaise, l’espace d’une seconde. Les vibrations diffuses se propageant dans son bas ventre commencent à la rendre nerveuse. Délicieusement nerveuse et prête à tout pour se soulager. La profondeur de son regard fait écho à celle qu’elle perçoit dans les yeux verts de sa jeune conquête. Pour un petit jeune, il s’annonce particulièrement audacieux. Du moins assez pour avoir accepté avec plaisir son jeu de l’œuf vibrant, et pour ensuite y avoir participé avec talent sur toute la continuité du repas.
Le serveur apporte alors les desserts. Des glaces impressionnantes.
Elles commencent à diminuer sous les coups de cuillère, alors que l’œuf est de nouveau calme en elle. L’attente lui fait presque autant d’effet que les vibrations passées… Une main dans la poche plus tard, et le garçon lui apporte les vibrations qu’elle demandait inconsciemment. Le crescendo de sensations qui montent en elle fait traîner en longueur cette partie du repas.
Une fois dehors, dans la chaleur estivale, les deux amants ne prennent pas le temps de se promener lentement, bras dessus, bras dessous. C’est une démarche accélérée qui les guide le long des grands boulevards. L’œuf vibre plus fort, alors que les tissus de son vagin frottent contre le jouet, et la rendent folle. La chaleur remonte le long de son bassin, et l’embarrasse, alors que le jeune homme lui fait allonger le pas en la tenant par la main.
C’est sur les marches de l’hôtel qu’elle s’arrête, hors d’haleine, les genoux flageolants…
Il se retourne alors, la fixe avec un sourire satisfait accroché aux lèvres. Ces lèvres qui s’approchent, lentement, beaucoup trop lentement…et qui viennent se plaquer aux siennes, alors que son vagin hurle de désir.

  • Libère-toi, je prendrai le soin de réparer les dégâts, dans la chambre…lui souffle-t-il en se léchant les lèvres.

Ses mots déclenchent son orgasme, sur les marches de cet hôtel de luxe, dans les bras d’un homme d’une rare expérience, pour son âge.